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Les mutilations volontaires

Nous avons choisi « les mutilations volontaires », suite à la vision
du film Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet,
où l'on a vu des soldats se mutiler volontairement de différentes façons. Quelle a été l'importance des mutilations volontaires lors
de la première guerre mondiale ?

I - Qu'est-ce que la bonne blessure ?
La bonne blessure est une blessure qui blesse mais ne tue pas ou handicape à vie. On pouvait en avoir une grâce à une balle ou un morceau d'obus …. Elle permettait ainsi de pouvoir rentrer chez soi. Il faut aussi savoir que, pendant la première guerre mondiale, les soldats avaient un vocabulaire argotique. Par exemple le « kiki » pour le coup, le « blair » pour le nez, « bouillotte, citron et bourrichon » désignait la tête … .Parmi ce vocabulaire il y en avait aussi pour désigner la bonne blessure : ils la nommaient « la fine blessure » et « la blessure-filon ».

II - Les mutilations volontaires
Pour pouvoir rentrer chez eux, les soldats se mutilaient de différentes façons : par exmple, ils se brûlaient la main sur un canon chaud ou même se tiraient une balle dans la main ou le pied avec un fusil ou un revolver. Mais les armes à feu laissent des traces de brûlure de poudre : les soldats étaient alors démasqués chez le docteur et avaient une sanction. Dans le film Un long dimanche de fiançailles, nous avons vu Manech (le héros) se mutiler en allumant une cigarette dans sa main : les soldats ennemis, croyant que c'était la tête d'un soldat, tiraient : cet épisode est vraisemblable.

III - Que fait le commandement pour arrêter ça ?
Lorsque un soldat était blessé, il allait voir le médecin. Si le médecin constatait une brûlure de poudre autour de la plaie, il en référait à son général qui par la suite allait prendre une sanction contre ce mutilé volontaire. Il y avait plusieurs possibilités de sanction telles que : les soldats étaient amenés sur le « no man's land », attachés à un piquet avec un bandeau placé sur le cœur : ainsi les soldats ennemis pouvaient le tuer plus facilement.Un second : les mutilés allaient sous ordre du commandant en première ligne.Un troisième : les mutilés étaient fusillés par des soldats de leur régiment.

Voici l'exemple d'un soldat fusillé pour mutilation volontaire : François Laurent. Nous l'avons trouvé dans le livre de Nicolas Offenstadt, Les fusillés de la Grande guerre. « Blessé à la main gauche dans la nuit du 1er octobre 1914 (…) François Laurent, Breton s'exprimant mal en français , fut examiné par le docteur Buy à Châlons-sur-marne qui vit une présomption de mutilation volontaire. Il est exécuté avec toute une série d'autres soldats condamnés pour le même délit (…). La contre expertise du docteur Paul en 1933 conclut que la pièce médicale du dossier n'est pas suffisante pour prouver une mutilation volontaire ». Le docteur Buy a dit alors que « si tous mes rapports étaient en partie écrits à la polycopie c'était (…) parce que nous n'avions pas le temps »En effet, il faut savoir que ce docteur utilisait un document polycopié dans lequel il n'avait plus qu'à placer le nom et la blessure. Cela montre bien que les mutilations étaient courantes, et que l'examen médical n'était pas toujours sérieux. En tous cas, ce docteur a envoyé un homme à la mort, juste parce qu'il n'avait pas le temps de bien l'examiner.

Boris BRUCHKOFF et Maxime LAMBERT (3ème5, 2004-2005)

 

 

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