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Les tranchées

Tranchées

Le « système-tranchées » est une tranchée qui est parallèle à la ligne de défense adverse. Elle doit être étroite et profonde pour assurer une bonne protection. Par conséquent, les soldats se servaient de pelles pour s’enterrer.
Posséder une pelle ou une pioche était une question de survie car, sans elles, les soldats devaient creuser avec tout ce qu’ils pouvaient. Ils utilisaient par exemple des assiettes ou même leurs propres mains. Mais cela les ralentissait dans la construction de leurs tranchées.
Tout au long des tranchées, il y avait des barbelés, dont le rôle était d’empêcher ou de ralentir l’avancée des troupes adverses. C’est pourquoi avant les grandes offensives terrestres se déroulent des préparations d’artillerie, qui doivent détruire au moins partiellement les barbelés adverses.
Ce sont les « queues de cochon », piquets tubulaires en fer qui servent à organiser le réseau des barbelés protégeant les tranchées. La « queue de cochon » est ainsi nommée car son extrémité inférieure est dotée d’un pas de vis en tire-bouchon, qui lui permet d’être fixée plus solidement et silencieusement dans le sol, puis qu’il n’y a pas besoin de marteau.
Lors des assauts, les soldats se servent de cisailles pour couper les barbelés, et se frayer un passage jusque dans la tranchée adverse. L’efficacité de ces méthodes toutefois s’est très souvent avérée dérisoire, jusqu’à l’intervention efficace des premiers chars britanniques et français à l’été 1918.

La stabilisation du front fut acquise grave au creusement d’un immense réseau de tranchées. Elle s’explique par la supériorité des tactiques et des techniques défensives sur les tactiques et les techniques offensives. Cette supériorité est liée à l’efficacité nouvelle de deux armes : l’artillerie et la mitrailleuse. De ce fait, les offensives perdaient en efficacité au fur et à mesure de leur pénétration dans les défenses adverses. En outre, l’arrivée de renforts par voie routière ou ferroviaire permettait la plupart du temps de combler rapidement les percées.

Les leçons de cette supériorité défensive furent complètement tirées par les Allemands, qui s’employèrent à faire de leurs tranchées un lieu d’existence le moins inconfortable possible : utilisation du béton, creusement d’abris profonds, systèmes d’éclairage et de chauffage.
En revanche, les Britanniques et les Français ont toujours considéré que l’enlisement de la guerre était provisoire. En effet, les tranchées anglaises et françaises constituèrent un lieu de vie effroyable.

Seul le renversement des conditions stratégiques en faveur des Alliés redonna, à partir de l’été 1918, une nouvelle efficacité aux opérations offensives ouvrant la voie à la défaite allemande.

Katia LOPES, Ricardo CRUZ MARQUES et Lindsay TORUDU, 3ème1 (2006-2007).

 

 

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