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Par la chanson : Le petit train, des Rita Mitsouko

La musique peut être un moyen de diffuser la mémoire de la seconde guerre mondiale, et en particulier le souvenir de la destruction des juifs d’Europe par les nazis. Ici, c’est le souvenir du processus de déportation et d’extermination qui est évoqué par cette chanson.
Nous avons travaillé sur ce projet en nous aidant de notre cours de musique car toutes les informations nécessaires nous ont été données par Mme Gouby.

Qui sont les Rita Mitsouko ?

On peut laisser tomber la photographie …

Le groupe des Rita Mitsouko est composé de deux personnes : Catherine RINGER et Frédéric CHICHIN.  Le mot « rita »  fait référence à la musique d’Amérique latine et « Mitsouko » signifie mystère en japonais. Ce groupe, imprévisible, invente et innove en  fusionnant toutes sortes d’influences pour développer un parcours singulier, à part de toute tradition.
Le petit train est inspiré d’une ritournelle d’André CLAVEAU en 1952. Cette chanson à un double message : un coté sombre et un autre festif. Le père de la chanteuse a survécu aux camps de concentration ; c’est peut-être pourquoi elle a décidée de s’approprier cette chanson.

 

Texte de la chanson

« Le petit train s’en va dans la campagne
Va et vient, poursuit son chemin
Serpentin, de bois et de ferraille
Rouille et vert de gris sous la pluie.
Qu’il est beau quand le soleil l’enflamme
Au couchant, à travers champs.

Les chapeaux des paysannes ondulent sous le vent
Elles rient parfois jusqu’aux larmes en rêvant à leurs amants.

L’avoine est déjà germée
As-tu rentré le blé,
Cette année les vaches ont fait des hectolitres de lait.

Petit train, où t’en vas-tu ?
Train de la mort, mais que fais-tu ?
Le referas-tu encore ?
Personne ne sait ce qui s’y fait, personne ne croit
Il faut qu’ils voient, mais moi je suis quand même là.

Le petit train dans la campagne
Et les enfants ?
Les petits trains dans la montagne
Les grands parents
Petit train, conduis-les aux flammes, à travers champs.

Le petit train s’en va dans la campagne
Va et vient, poursuit son chemin
Serpentin de bois, de ferraille
Marron et gris sous la pluie.

Reverra-t-on une autre fois passer les trains comme autrefois ?
C’est pas moi qui répondra.
Personne ne sait ce qui s’y fait
Personne ne croit, il faut qu’ils voient
Mais moi je suis quand même là.

Petit train, ou t’en vas-tu.
Train de la mort, mais que fais-tu ?
Le referas-tu encore ?
Reverra-t-on une autre fois passer des trains comme celui-là ?
C’est pas moi qui répondra ».

 

Analyse du texte et de la musique
Dans le couplet 1, le parcours du train est long et sinueux. La couleur « vert et gris » du train se rapproche de la couleur des uniformes des militaires. L’auteur de la chanson donne une image de l’enfer car le train traverse la campagne sous la pluie et que quoi qu’il arrive, il ne s’arrêtera pas ; il ira à son but.
Dans le deuxième couplet, la description météorologique est le contraire du 1e couplet. Cette fois, c’est la gaieté alors que ce voyage n’est pas du tout un moment joyeux.
Dans le troisième couplet, il n’y a qu’un seul terme qui évoque la tristesse : « larmes ». La phrase « mais moi je suis quand même là » renvoie au passé de son père qui lui raconte son histoire et qui explique ce qui se passait là-bas : « Conduis les aux flammes ». En effet, les enfants et personnes âgées sont emmenées vers les chambres à gaz car ce sont les plus faibles. Les « flammes » font donc références au four crématoire qui servait à brûler les corps.

La musique semble décalée par rapport au texte. En effet, le sujet est grave et la musique est assez joyeuse. Les sons sont assez métalliques, la musique qui est synthétique est répétitive comme pour nous expliquer que ce train faisait partie du quotidien pendant la guerre.
La voix est très aigue peut-être pour représenter les cris dans les trains. Il y a beaucoup d’effets de voix : des glissandi, des notes aigues, le texte est haché, beaucoup de notes sont attaquées par en dessous pour expliquer le mal-être des voyageurs qui se savaient condamnés.

Pour terminer, nous avons aussi interviewé des élèves de notre classe. Certains d’entre eux n’aiment pas cette chanson car, à la première écoute, elles ne se rendent pas compte que cette chanson fait référence au génocide juif.

 

 

 
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